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    High-Key

    Décrire ce que tu goûtes : le vocabulaire utile

    Carnet ouvert et crayon posés sur une table en noyer à côté d’un bocal ambré vide

    Tu ouvres un bocal, tu respires, et tu dis « ah ouais, c’est bon ». Six mois plus tard, impossible de te rappeler pourquoi. Le problème n’est pas ton nez : c’est que « bon » ne stocke aucune information.

    Pour décrire ce que tu goûtes, trois axes suffisent : la famille d’arômes (agrume, boisé, gourmand, fruité, herbacé, épicé), l’intensité du nez (discret, franc, envahissant) et la persistance (fugace, moyenne, tenace). Une note utile combine les trois — « agrume franc, persistance moyenne » vaut mieux que trois lignes d’adjectifs. Le reste du vocabulaire technique n’ajoute rien tant que ces trois axes ne sont pas posés.

    Les six familles d’arômes qui couvrent presque tout

    Inutile d’en inventer trente. Sur un catalogue comme le nôtre, six familles suffisent à ranger n’importe quelle référence.

    Agrume : citron, pamplemousse, mandarine, bergamote. Vif, immédiat, souvent le premier à sortir du bocal. Boisé : bois sec, résine, sous-bois, pin. Plus lent, plus profond, c’est le registre des classiques. Gourmand : vanille, biscuit, chocolat, amande grillée. Rond, sucré sans être écœurant. Fruité : fruits rouges, myrtille, mangue, fruits noirs. Juteux, parfois confituré. Herbacé : foin coupé, thé vert, menthe. Discret, végétal, jamais le premier remarqué. Épicé : poivre, clou de girofle, notes chaudes. Rarement dominant, souvent en arrière-plan.

    Une bonne référence en combine deux ou trois, pas une seule. Quand tu n’en identifies qu’une, c’est souvent que le nez est encore fermé — laisse le bocal ouvert deux minutes et reviens.

    Intensité et persistance : les deux mots qu’on oublie

    La famille dit quoi. L’intensité dit combien, la persistance dit combien de temps. Ce sont ces deux-là qui font la différence entre deux références de la même famille.

    Pour l’intensité, trois crans suffisent : discret (il faut aller le chercher), franc (il vient à toi), envahissant (il remplit la pièce). Pour la persistance, même logique : fugace (parti en quelques secondes), moyenne, tenace (il reste sur les doigts).

    Attention à ne pas confondre intensité aromatique et intensité de gamme. Une Light peut avoir un nez plus envahissant qu’une Intense : ce sont deux échelles différentes, et notre page sur les intensités explique laquelle mesure quoi.

    Le vocabulaire de la texture et de l’aspect

    Sur une fleur : dense ou aérée (elle résiste ou elle s’écrase), souple ou cassante (elle plie ou elle s’effrite en poussière), collante (elle marque les doigts). Une fleur qui part en poussière au premier contact est trop sèche ; on explique quoi en faire dans notre article sur le sujet.

    Sur une résine : malléable, friable, dure, et l’aspect à cœur quand on la casse — mat ou brillant, homogène ou marbré. La couleur, elle, ne prédit à peu près rien, et « plus c’est clair, meilleur c’est » est faux. Notre page sur la reconnaissance d’une bonne résine détaille les vrais indices.

    Les mots à éviter (et pourquoi)

    « Fort », d’abord. Il mélange trois choses : l’intensité du nez, la richesse aromatique et une puissance ressentie supposée. Dis lequel des trois tu veux dire, et le mot devient inutile.

    « Naturel », ensuite. Tout est naturel, ça ne distingue rien. « Premium » et « top qualité » : ce sont des arguments de vente, pas des descriptions. Si tu les écris dans ton carnet, tu n’auras rien noté.

    Et les notes sur dix. Elles donnent une fausse précision et se contredisent d’une séance à l’autre. Note en comparatif — « plus citronnée que la précédente », « moins tenace que la Purple » — c’est plus fiable et beaucoup plus utile plus tard.

    Quatre références pour t’entraîner sur des profils lisibles

    Le vocabulaire s’apprend sur des exemples francs, pas sur des profils subtils.

    Lemon Light — citron frais, pamplemousse, bonbon aciduléLemon LightL’agrume à l’état pur : citron, pamplemousse, bonbon acidulé. Le meilleur exemple de la famille.dès 8 €/g Northern Light — boisé, résineuxNorthern LightLe boisé de référence. Idéale pour comprendre ce que veut dire « résineux ».dès 6 €/g Piatella — chocolat noir, amande grillée, bois douxPiatellaGourmand et boisé à la fois : chocolat noir, amande grillée. Le bon exercice de superposition.dès 10 €/g Purple — myrtille intense, fruits noirsPurpleFruité massif, myrtille et fruits noirs. Parfaite pour caler le curseur « envahissant ».dès 12 €/g

    La fiche de dégustation en quatre lignes

    Pas besoin d’un tableau. Quatre lignes dans un carnet, écrites avant de connaître le prix payé : la référence et la date · deux ou trois mots d’arômes · l’intensité et la persistance · une phrase de contexte (le moment, l’humeur, ce que tu avais mangé).

    Cette dernière ligne est celle que tout le monde saute et c’est la plus précieuse. Six mois plus tard, elle t’expliquera pourquoi tu avais adoré une référence que tu retrouves banale. Pour aller plus loin, la dégustation à l’aveugle est l’étape d’après.

    Questions fréquentes

    Comment décrire l’arôme d’une fleur de CBD ?+

    En trois axes : la famille d’arômes (agrume, boisé, gourmand, fruité, herbacé, épicé), l’intensité du nez (discret, franc, envahissant) et la persistance (fugace, moyenne, tenace). Une note comme « agrume franc, persistance moyenne » est plus utile que trois lignes d’adjectifs.

    Quelles sont les grandes familles d’arômes ?+

    Six suffisent à couvrir un catalogue : agrume, boisé, gourmand, fruité, herbacé et épicé. Une bonne référence en combine généralement deux ou trois. Si tu n’en identifies qu’une, laisse le bocal ouvert deux minutes et reviens : le nez s’ouvre.

    Faut-il noter une fleur sur dix ?+

    Plutôt pas. Les échelles chiffrées donnent une fausse précision et se contredisent d’une séance à l’autre. Note en comparatif — plus citronnée que la précédente, moins tenace que celle-ci — c’est plus fiable et bien plus utile six mois après.

    Pourquoi éviter le mot « fort » ?+

    Parce qu’il mélange trois choses différentes : l’intensité du nez, la richesse aromatique et une puissance ressentie supposée. Dès que tu précises laquelle des trois tu décris, le mot devient inutile.